Avoriaz fête ses 60 ans L’histoire de la station

Découvrez l’histoire d’Avoriaz pour ses 60 ans : des pionniers des années 1960 aux nouvelles glisses, six décennies d’audace au cœur des Alpes.

Aux origines d’Avoriaz

ean Vuarnet, Gérard Brémond et Jacques Labro imaginent une station sans voiture, pensée pour le ski. Dans les années 1960, leur projet donne naissance à une nouvelle façon de vivre la montagne.

Du cinéma aux nouvelles glisses

Festival du film fantastique, snowpark d’Arare, Stash… Au fil des décennies, Avoriaz devient un lieu de rencontres et d’expérimentation, où se croisent cinéma, sports d’hiver et créativité.

60 ans d’audace en héritage

En 2027, Avoriaz célèbre 60 ans d’histoire. Ses rues enneigées, son architecture organique et sa culture de la glisse témoignent des choix audacieux de ses fondateurs. Un héritage vivant, partagé par les générations qui font vivre la station.

Avoriaz fête ses 60 ans : une histoire d’audace, décennie après décennie

En 2027, Avoriaz célèbre ses 60 ans. Son histoire est celle d’une audace devenue réalité : créer, sur un plateau d’alpage des hauteurs de Morzine, une station sans voiture, où les rues se parcourent à skis et où l’architecture s’inspire de la montagne. Depuis les premiers hivers, cette liberté d’imaginer a nourri des projets aussi différents qu’un festival de cinéma fantastique, de nouveaux espaces de glisse ou un apprentissage du ski par le jeu. Décennie après décennie, retour sur les idées, les rencontres et les paris qui ont façonné Avoriaz.

Les années 1960 : la naissance d’Avoriaz

Avant les remontées mécaniques et les résidences, le plateau d’Avoriaz est un territoire d’alpage. Autrefois propriété des comtes de Rovorée, une famille du Chablais, ces terres sont cédées à la commune de Morzine. Leur nom évolue au fil du temps : les terres « Rovorée » deviennent « Avorée », puis « Avoréaz », avant de prendre le nom d’Avoriaz, dont le « z » ne se prononce pas.

Sur ce plateau sec et peu fertile, quelques chalets abritent les bergers qui montent au printemps avec les troupeaux de la vallée et redescendent à l’automne. Ce paysage pastoral s’apprête, dans les années 1960, à accueillir un projet audacieux.

Champion olympique de descente en 1960, Jean Vuarnet porte l’idée d’une station sur ces hauteurs. Gérard Brémond et l’architecte Jacques Labro, bientôt rejoint par Jean-Jacques Orzoni et Jean-Marc Roques, contribuent à lui donner forme. Leur ambition : créer une station sans voiture, entièrement pensée autour du ski, où les déplacements sur la neige organisent la vie quotidienne. L’histoire des fondateurs d’Avoriaz.

L’architecture participe pleinement à cette audace. Les volumes se répondent sans se répéter, les toitures prolongent les lignes des reliefs et les façades de bois évoluent avec le temps. Cette approche, dite « organique », fait du paysage le point de départ du dessin des bâtiments. Elle donne à Avoriaz une silhouette que l’on reconnaît de loin. L’architecture organique d’Avoriaz.

Les premiers vacanciers arrivent à Noël 1966. L’hiver 1966–1967 marque ainsi les débuts de la station. C’est aussi à Avoriaz que naît Pierre & Vacances, fondé en 1967 par Gérard Brémond : l’histoire du groupe et celle de la station commencent ensemble. Les premières années de Pierre & Vacances.

Les années 1970 : le cinéma fantastique et les vacances des enfants

En 1973, Avoriaz accueille la première édition de son Festival international du film fantastique. Pour cette station encore jeune, l’enjeu est de se faire connaître au-delà du cercle des amateurs de ski. Gérard Brémond et Lionel Chouchan font alors un pari audacieux : créer un rendez-vous cinématographique capable d’attirer journalistes, artistes et spectateurs en altitude.

Le choix du fantastique donne au festival une identité forte. Avec ses bâtiments aux silhouettes singulières, perchés au-dessus des falaises, Avoriaz offre un décor qui semble prolonger l’imaginaire des films projetés. Dès la première édition, le Grand Prix récompense Duel, de Steven Spielberg. Le cinéma devient ainsi un formidable moyen de faire découvrir la station : les personnalités et les équipes de télévision qui s’y retrouvent contribuent à faire rayonner son nom bien au-delà des pistes. L’histoire du Festival du film fantastique d’Avoriaz.

Deux ans plus tard, en 1975, Annie Famose crée le Village des Enfants. La championne place le jeu au centre de l’apprentissage du ski. Les jeunes vacanciers disposent désormais d’un univers pensé pour eux. Ces deux initiatives élargissent la vocation d’Avoriaz : on vient y skier, mais aussi découvrir des films et partager des vacances en famille. Les grandes étapes d’Avoriaz.

Les années 1980 : Avoriaz, entre cinéma fantastique et rendez-vous des stars

Dans les années 1980, le Festival international du film fantastique prolonge le pari lancé en 1973. Le nom d’Avoriaz s’associe à des œuvres qui marqueront durablement le cinéma. Son palmarès distingue notamment Elephant Man et Blue Velvet, de David Lynch, ainsi que Terminator, de James Cameron. Cette audace se retrouve dans les jurys, où cinéastes et acteurs côtoient des personnalités de la littérature et de la chanson. Au fil des éditions, Serge Gainsbourg, Jane Birkin, Françoise Sagan ou encore Johnny Hallyday participent à cette rencontre entre les arts.

Avec cette effervescence, Avoriaz renforce aussi son image de rendez-vous des célébrités. L’attrait de la station pour les stars remonte à ses premières années : Brigitte Bardot fréquente déjà le plateau, tandis que Johnny Hallyday et Natalie Wood s’y essaient au scooter des neiges. Ces séjours, relayés par les photographies, les articles et la télévision, contribuent à faire d’Avoriaz une destination à la mode, avant même la création du festival. 

Dans les années 1980, le cinéma donne une nouvelle ampleur à cette notoriété. En janvier 1987, Johnny Hallyday est notamment présent au festival pour Terminus, dans lequel il tient le premier rôle. Sa venue suscite interviews et reportages, illustrant la place qu’occupe alors Avoriaz dans l’actualité du spectacle.

Pendant le festival, les projections et les rencontres prolongent les journées sur les pistes. Les équipes de télévision installent leurs caméras en altitude et les façades de bois deviennent le décor d’émissions diffusées dans toute la France. Avoriaz se construit ainsi une double renommée : celle d’une station de ski singulière et celle d’un lieu où se retrouvent les figures du cinéma et de la chanson.

Les années 1990 : l’audace d’accueillir les nouvelles glisses

En 1993, le Festival international du film fantastique connaît sa dernière édition à Avoriaz. Après vingt ans, une page se tourne pour ce rendez-vous qui a largement contribué à faire connaître la station. Sur les pistes, une autre aventure prend de l’ampleur : celle du snowboard et du freestyle, qui ouvrent de nouvelles façons de vivre la montagne.

Ces pratiques portent un autre regard sur la neige. Une pente devient un espace d’expression, une bosse invite au saut, un relief inspire une figure. À la recherche de sensations s’ajoutent le plaisir d’inventer ses trajectoires et l’envie de progresser ensemble. Cette culture de la glisse fait écho à l’esprit d’Avoriaz, où l’expérimentation accompagne l’histoire de la station depuis ses débuts.

En 1993, cette ouverture se traduit par la création du snowpark d’Arare, présenté par la station comme le premier snowpark permanent de France. À une époque où le snowboard et le freestyle sont encore en plein essor, leur consacrer un espace constitue un choix audacieux. Avoriaz leur donne une place à part entière sur son domaine et investit dans des aménagements adaptés aux sauts et aux figures.

Avec Arare, la station accompagne une évolution des attentes : pour ces pratiquants, la montagne est aussi un terrain de jeu où l’on vient essayer, observer les autres et affiner son style. Le snowpark devient un lieu de progression et de rencontre. L’audace d’Avoriaz consiste alors à reconnaître le potentiel de ces nouvelles pratiques et à leur donner les moyens de se développer.

Aujourd’hui connu sous le nom de Nami Park, le snowpark d’Arare conserve cette vocation d’expérimentation. Son nom, qui signifie « vague » en japonais, évoque des formes inspirées du surf, avec de grandes ondulations de neige et des modules originaux. Une évolution qui prolonge le choix des années 1990 : faire une place à la créativité et laisser les nouvelles générations réinventer leur façon de glisser.

Les années 2000 : le Stash, une nouvelle approche de la glisse en forêt

Dans les années 2000, l’expérimentation se poursuit dans la forêt des Lindarets. En 2006, la société des remontées mécaniques (La SERMA) aménage le Biotop, un espace utilisant le terrain naturel et des modules en bois.

En 2008, cette démarche se prolonge avec le Stash, développé avec Burton. Le parcours associe freestyle et freeride : les pratiquants jouent avec le relief et découvrent des aménagements au fil de leur descente entre les arbres. La forêt devient une composante de l’expérience de glisse. 

Avec ses passages et ses modules de bois, le Stash d’Avoriaz donne une nouvelle expression à une idée présente dès les origines de la station : concevoir les aménagements à partir du site qui les accueille.

Les années 2010 : des équipements pour réinventer le séjour en montagne

En 2012, Avoriaz poursuit son goût des projets audacieux avec l’ouverture d’Aquariaz. À 1 800 mètres d’altitude, cet espace aqualudique de 2 400 m² installe un univers tropical au cœur de la station. Une rivière à courant serpente entre les plantes, tandis que les bassins et les espaces de jeux offrent aux familles une nouvelle façon de profiter de leurs vacances.

Les plus jeunes découvrent les jeux d’eau et la pataugeoire, tandis que les amateurs de sensations s’élancent en bouée sur le Slidewinder, une attraction en forme de demi-tube. Un mur d’escalade au-dessus de l’eau et un jacuzzi extérieur avec vue sur les montagnes complètent l’expérience. Aquariaz élargit ainsi les possibilités du séjour, avec un lieu où se retrouver, se dépenser ou se détendre, en hiver comme en été.

L’année suivante marque une transformation majeure de l’accès depuis la vallée. En avril 2013, le nouveau téléphérique 3S Prodains Express est inauguré, après un chantier commencé au printemps 2012. Il remplace l’installation historique et modernise une liaison essentielle entre le hameau des Prodains, au pied des falaises, et Avoriaz.

Grâce à sa technologie à trois câbles, le nouvel appareil associe rapidité et capacité de transport accrue. La montée s’effectue en environ quatre minutes, offrant une alternative à la route en lacets depuis Morzine. Pour les skieurs à la journée comme pour les vacanciers qui rejoignent la station, cette liaison facilite l’accès au plateau tout en conservant une arrivée spectaculaire au-dessus de la vallée. Les anciennes gares sont préservées après le démontage du premier téléphérique, maintenant un lien visible avec l’histoire du site.

Avec Aquariaz et le Prodains Express, les années 2010 prolongent deux ambitions fondatrices d’Avoriaz : imaginer de nouvelles expériences en montagne et faciliter la vie dans une station sans voiture.

Les années 2020 : un patrimoine reconnu et 60 ans à célébrer

Avec le temps, les premières constructions d’Avoriaz acquièrent une nouvelle valeur : elles témoignent d’un moment singulier de l’histoire de l’architecture et du tourisme de montagne.

Le 18 février 2025, l’immeuble Les Hauts-Forts 2 est inscrit au titre des monuments historiques. Construit entre 1967 et 1968, il illustre les recherches architecturales des débuts de la station. Cette protection invite à regarder autrement ces bâtiments que les vacanciers côtoient chaque jour. Les Hauts-Forts 2, un patrimoine protégé.

En 2027, les 60 ans d’Avoriaz seront l’occasion de retrouver cette histoire à travers ses lieux, ses archives et les souvenirs de celles et ceux qui l’ont vécue. Des premiers séjours aux générations de skieurs qui se succèdent, l’aventure se transmet aussi en famille.

Pour suivre les annonces et découvrir les rendez-vous de l’année anniversaire, retrouvez la page consacrée aux 60 ans d’Avoriaz.

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    Domaine et plans hiver

    Avoriaz 1800 est située au cœur du domaine skiable des Portes du Soleil, l’un des plus grands domaines skiables transfrontaliers au monde reliant 12 stations entre France et Suisse.